Phillbill : « L’argent versé aux artistes malhonnêtes est de l’argent volé à ceux qui travaillent dur »

Le promoteur de Shaba Music dans une sortie sur les réseaux sociaux le 20 octobre 2022, explique la tromperie de plusieurs artistes et producteurs camerounais qui achètent des vues pour leurs contenus.

S’il est vrai que les réseaux sociaux ont apporté une nouvelle donne à la musique, il n’en demeure pas moins que beaucoup en tirent avantage de manière très souvent frauduleuse. Et c’est ce qui a fait réagir l’artiste musicien et arrangeur, Phillbill.

Pour lui, un bon nombre de ses collègues qui ont fait le choix de diffuser leurs productions via le mode streaming, en profite également pour monétiser les vues afin d’optimiser leur gain. Pour Phillbill, cette pratique est contre-productive, surtout pour l’artiste.

Le compositeur du clip à succès, « la clé » explique qu’« un flux faux ou artificiel est dérivé à l’aide de bots et de scripts (processus machine automatisés). Ces processus automatisés de la machine créent des modèles de diffusion inhabituels qui ne correspondent pas au comportement d’un auditeur humain moyen. »

Il explique que cela crée une base robotisée loin d’être naturelle. Mais aussi, les comptes utilisés à cause de cette tricherie peuvent être sanctionnés voire exclus si jamais la pratique vient à être connue. Ce qui est peut-être encore pire dans cette situation et que beaucoup ignore est que, « les fausses vues n’apportent absolument rien à la notoriété et au développement de l’artiste », martèle le producteur.

Dans sa sortie sur sa page Facebook, il ajoute « l’argent versé aux artistes malhonnêtes est de l’argent volé à ceux qui travaillent dur et qui obtiennent leurs flux de véritables auditeurs en streaming. Par exemple, Spotify ou iTunes, etc. peuvent ajuster le nombre de flux, limiter l’exposition, supprimer des chansons et retenir les redevances des artistes qui sont pris dans de tels actes frauduleux. Les fausses vues et les faux flux ne vous donnent pas une carrière durable. Cela limite l’exposition de votre contenu à l’échelle mondiale ».

La piste de solution que l’artiste propose aux acteurs de la musique camerounaise est d’utiliser par exemple Google Adwords ou encore Sponsor online au lieu d’acheter des fausses vues.

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