L’un des plus grands solistes camerounais est décédé

Apache Ango, l’un des plus grands solistes de la chanson camerounaise a été retrouvé mort dans sa chambre dans un état de décomposition avancée.

L’univers de la culture camerounaise vient encore d’être frappé. Après la mort des artistes comme Ekambi Brillant, Djene Djento et Penda D’allé, cette fois c’est Apache Ango qui range sa guitare solo.

La triste nouvelle vient est rendue publique par l’archiviste Arol Ketch. « Sa dépouille a été retrouvée hier dans sa chambre dans un état de décomposition avancée », a-t-il indiqué.

La rédaction de actumusikafrika.com apprend que ce sont les voisins du soliste qui ont donné l’alerte à cause de la forte odeur qui se dégageait de sa chambre et de la présence inhabituelle des mouches. L’artiste Gilbratar Drakus s’est rendu sur place et a fait la découverte macabre.

Vivant dans l’indigence, Apache avait longtemps sollicité en vain de l’aide sur les réseaux sociaux et plus précisément sur Facebook. Il avait malheureusement et royalement été ignoré.

Il faut dire qu’avec cette mort, le Bikutsi et la musique Camerounaise viennent de perdre l’un des plus grands solistes de l’histoire du Cameroun.

Il vraiment difficile d’évoluer dans l’ombre d’un génie. Certainement l’un des meilleurs guitaristes du Bikutsi mais il a évolué dans l’ombre de son cadet Epeme Zoa Théodore AKA Zanzibar ; l’homme né avec 12 doigts.

Apache Ango n’a pas eu beaucoup de chance puisqu’il a évolué à l’ombre de Zanzibar. Tous les deux étaient des solistes de génie mais il fallait faire un choix. Zanzibar sera la première guitare et Apache la deuxième guitare.

Apache est génie incompris, il a toujours voulu faire une musique élitiste, c’est pour cette raison qu’il n’a pas connu un succès à la hauteur de son talent.

Apache a été formé à la guitare en RDC ( Zaïre), il va se révéler en tant que véritable virtuose de la guitare et comme excellent parolier. Les messages véhiculés dans ses chansons sont très poignants.

Il a composé chanson de sensibilisation contre le VIH SIDA : « Je préfère rester fidèle et demeuré toujours dévêtu, quant à utiliser la chaussette d’Hevecam alors là ce n’est pas moi »

A la mort de Zanzibar, Apache va lui consacrer un titre d’antologie intitulé « Solidarité oblige ». Grâce au projet de production « Lanceleaux – Foty », il a pu enregistrer un album (L’Oquet Sophistique) dans lequel on retrouve des titres comme : “Eyen Aluk”, “Miniga Aban”, “Okon Okara Mimbibiang”,”Engongol Mbom Mezik” . “Eyen Aluk” est une rumba agrémentée de Soukouss; on relève ici l’influence de l’école congolaise sur Apache.

Guy La Force

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